21 novembre 2008
Au pays de Titus

- Claudine Galea
- Illustrations Goele Dewanckel
- Varia, Rouergue - 22 €
« Je file par la fenêtre.
Je nuage avec les nuages.
Je papillonne avec les papillons.
Je rose avec les roses.
Je tonnerre avec le tonnerre.
Je fourmille avec les fourmis.
J’aire avec l’air. »
Titus est un petit garçon qui se tait pour voir, entendre, respirer, être pleinement, entièrement dans ce qui l’environne. Il est dans l’espace infini.
Et ces adultes qui sans cesse l’appellent, le somment d’arrêter de rêver :
« Titus, où es-tu ?
Dépêche-toi, Titus !
Tu vas être en retard !
Je te laisse cinq minutes, pas plus.
Tu me fais perdre mon temps, Titus. »
Mais, Titus, lui, au contraire, trouve qu’il n’a jamais assez de temps pour penser à tout ce qu’il voit…
Deux temps : celui de l’enfant et celui de l’adulte. Deux temps, qui ne se rejoignent plus. Celui des adultes, la remarquable illustratrice Goele Dewanckel l’a représenté en noir et blanc : un espace dur, clos, définitif. Celui de Titus est un univers ouvert, coloré, détaché, serein.
Et si adultes et enfants se penchaient ensemble sur ce grand et bel album essentiel, pour voyager au pays de Titus ?… Alors Claudine Galea, qui saisit avec justesse le monde de l’enfance, réussirait à toucher l’enfant qui veille en nous, « les grands », nous permettant de mieux cheminer avec les enfants qui nous entourent…
Amélie Bardin, Tiers-Temps
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onlikoinou #10 Commissaire Toumi (Anouk ricard)
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20 novembre 2008
Rien que ta peau

- Cathy Ytak
- D’une seule voix, Actes Sud Junior - 7,80 €
Je l’ai terminé voilà déjà plus d’une semaine, mais il m’a fallu un moment pour réussir à rassembler mes sentiments… Je me suis longuement demandé comment partager ce livre, comment traduire ce qui m’a touché profondément pour que ceux qui me liront comprennent à quel point ce livre est beau.
Pour commencer, et même si, comme le précise Cathy Ytak, il s’agit là du seul point commun, le texte se place dans le même contexte géographique qu’un de ses romans précédents, Rendez-vous sur le lac (réédité chez La cabane sur le chien). Au fin fond de son Haut-Doubs, Cathy Ytak nous a offert un superbe texte, fort, touchant et vrai sur la rencontre de Louvine et Mathis. Sur ce qu’ils vont vivre ensemble, sur l’amour qu’ils vont partager, sur ce moment si fort qu’on appelle la première fois. Le texte ne parle évidemment pas que de cela, mais je m’en voudrais de trop en dire…
J’ai longtemps hésité à parler de ce texte par crainte de ne pas en saisir la sensualité première, de peur qu’elle me soit trop féminine… alors j’écris avec mes mots à moi.
Au-delà de l’aspect purement physique qui unit ces personnages, Cathy Ytak me touche particulièrement parce qu’elle a ce « petit » quelque chose qui ne sonne jamais faux, qui nous parle directement, avec une incroyable sensibilité… Le texte commence au petit matin, lorsque Louvine et Mathis se réveillent à cause des hurlements de ceux qui sont à leur poursuite. Ils devraient se dépêcher de fuir, mais Louvine fera signe à Mathis de ne pas bouger, de rester là, de profiter de ces instants précieux, de prendre son temps, pour une fois. Même lorsque l’on sort de ce moment-là, que l’on assiste à cette scène où les parents de Louvine lui assènent des tas de questions sans jamais s’intéresser à leurs réponses, on replonge avec elle dans le calme et la quiétude de cette nuit glacée où deux corps ont su s’aimer…
Cathy Ytak a écrit là un texte magnifique, profond et généreux, et je la remercie de l’avoir partagé.
Jean Pichinoty, La Soupe de l'Espace
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Contes par-ci, contes par là
[RÉTROVISEUR MARS 2005]
« En tant que passeur de paroles, le conteur se doit de faire sien un récit, Cela signifie-t-il pour autant que l’on puisse en oublier que ce récit n’est pas nôtre ? » Une interrogation de l’écrivain et conteur québécois Jacques Pasquet.
Boudé pendant longtemps comme littérature marginale ou, tout simplement relégué dans la section des lectures enfantines, le conte a cheminé, lentement mais sûrement vers une reconnaissance qui en a fait un objet de recherches et de réflexion. Il a quitté les archives de l’anthropologie ou du folklore pour gagner ses lettres de noblesse dans le domaine littéraire. Les deux dernières décennies ont vu se multiplier les ouvrages érudits et les colloques autour du conte. Dans le même temps, on a vu se multiplier les lieux de production du conte comme art de l’oralité. Festivals, soirées de contes et autres activités mettant en lumière la richesse et la diversité des paroles conteuses se sont envolés à travers la francophonie comme autant de trucs du pissenlit balayés par un vent de renouveau. Conteuses et conteurs de tout acabit rivalisent de créativité, d’ingéniosité et de talent pour que vivent ces innombrables récits qui font rêver et voyager. Pour que les oreilles et tous les sens soient sollicités et se laissent emporter. Le conte comme objet de production littéraire a suivi. On publie des contes, beaucoup de contes. On édite, on réédite. Albums et compilations s’alignent généreusement sur les tablettes des librairies. En tant qu’écrivain et conteur, je ne peux que me réjouir d’une telle effervescence autour d’un univers qui me passionne depuis quelques décennies. Mais, au-delà de cette satisfaction, certains constats m’amènent à une réflexion qui me semble nécessaire. Je voudrais, ici, en poser les jalons en souhaitant qu’ils suscitent des réactions.
06:43 Publié dans RÉTROVISEUR, TEXTES IMAGES D'AUTEURS D'ILLUSTRATEURS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19 novembre 2008
Gully, tome 1 : Les Vengeurs d’injures

- Makyo
- Illustrations Dodier
- Dupuis - 6 €
Héritiers de Johan et Pirlouit, Oléo et Gully, le preux manant et son écuyer au physique de gnome, se lancent dans des aventures médiévo-fantastiques où voisinent licornes, hippopotames volants, princesse brune et sorciers malfaisants.
La richesse imaginative de Makyo, la tendresse des dessins de Dodier et des couleurs de Cerise, déjà tous trois réunis pour la série des Jérôme K. Jérôme Bloche, font de cette bande dessinée, pleine d’invention et d’humour, un must pour lecteurs débutants et plus grands… surtout à 6 €, prix « découverte » ( 9,20 € par la suite ).
L’Herbe Rouge
12:13 Publié dans DERNIERES LECTURES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Message du Comité pour des Romans Salubres
[RÉTROVISEUR 20 JUIN 2005]

De nombreux romans jeunesse s’ornent d’une indication de tranche d’âge. Certains enseignants et bibliothécaires s’insurgent contre cette pratique, arguant que tous les lecteurs du même âge ne lisent pas avec la même facilité. Faut-il pour autant supprimer la signalétique ? Il serait au contraire utile d’analyser chaque livre en profondeur afin de présenter au dos du volume des indications plus précises. Je propose donc ces six critères :
- Lecteur fille / garçon
- Sérieux du livre (noté de - 10 à 10 en fonction de la véracité des évènements décrits et des valeurs morales véhiculées par le livre)
- Q.I. minimum et maximum du lecteur (difficulté de compréhension de l’histoire)
- Exploitation pédagogique (chiffrée de - 10 à 10 selon la richesse du cadre historique, la présence de culture française transparaissant dans le livre, et de la mise en évidence possible de figures de style dans des textes à analyser. L’Éducation nationale ne pourra préconiser que des livres notés 5 ou plus, ce qui forcera éditeurs et auteurs à améliorer leurs productions)
- Prérequis grammatical et lexical (chiffré de 1 à 10 selon la complexité, la longueur des phrases et le nombre de mots difficiles)
- Catégorie socioprofessionnelle des parents du lecteur.
Pour éviter les erreurs d’attribution et ne pas faire perdre un temps précieux, tant aux bibliothécaires qu’aux jeunes lecteurs, il serait utile de personnaliser les cartes de bibliothèque à l’aide d’une puce contenant les informations requises (Moyenne annuelle en Français, Q.I., etc.) L’ordinateur de prêt n’aurait qu’à lire la carte pour octroyer un ouvrage au lecteur.
En cas de succès, le système pourrait être étendu aussi aux livres pour adultes. Pourquoi, en effet, risquer de dégoûter de la lecture un jeune ouvrier en le laissant lire un ouvrage trop compliqué pour lui, alors qu’il en existe tant à sa portée qui pourraient le contenter ?
J’espère que ces suggestions de notre petit groupe d’amis porteront un jour leurs fruits.
Pcc Comité pour des Romans Salubres : Sébastien Bonifas
07:10 Publié dans LES CARTONS DE SÉBASTIEN BONIFAS, RÉTROVISEUR | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
18 novembre 2008
Le livre de la semaine de Livralire

Catalogue de parents
Claude PONTI
Ecole des Loisirs
novembre 2008, 21 euros
album
primaire
Lire la
présentation de ce livre
sur le site de Livralire
20:56 Publié dans LIVRALIRE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sommaire du n°51, la semaine prochaine sur le Salon de Montreuil et dans les Librairies Sorcières
06:09 Publié dans ANNONCES DES LIBRAIRIES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17 novembre 2008
Sélection Nantes Livres Jeunes
05:55 Publié dans NANTES LIVRES JEUNES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
















